Shake The Disease - The Sounds Of The Universe Tour - Depeche Mode au Stade de France

jeudi 2 juillet 2009 à l'adresse 03:48


""Ouais, ouais ! OUAIS !" Personnellement, j'ai trouvé ça énorme. De toute façon, je suis très rarement voire quasiment jamais déçue en concert (lorsqu'ils sont mes choix). Je t'avouerai avoir eu une certaine crainte quant à retrouver le SDF après AC/DC mais je tenais tellement à voir les DM que j'en ai rapidement fait abstraction. Et même si plusieurs concerts de leur tournée ont été annulé pour problèmes de santé de Mr.Gahan, j'avais un bon pressentiment. Pressentiment qui s'est rapidement confirmé puisque j'ai tout bonnement méga-surkiffer. Lors d'Enjoy The Silence, j't'assure, c'était limite si j'n'en avais pas les larmes aux yeux, le public était extra, l'ambiance terrible et merde, DAVE GAHAN ! J'aurais pu tuer pour qu'il nous joue au moins un titre de Hourglass mais bref, là n'est pas la question. Et que dire de Never Let Me Down Again .. la vague humaine .. Non vraiment, la new-wave par des légendes en live, c'est tout bonnement unique. 2010, je serai à Bercy, word."

C'était une réaction presque à chaud de mes premières impressions après ce concert, qui, je ne vous le cacherai pas, a comblé toutes mes espérances de (presque) fan. On a cru l'âge d'or de ce groupe dépassé depuis les années 80 mais c'est lors de prestations scéniques pareilles venant soutenir un dernier opus récemment sorti que les grands se confirment. Pour ceux qui auraient loupé leur jeunesse, Depeche Mode est un groupe britannique, précursseur d'un genre qui ne s'essouflera jamais : la New-Wave. À côté des Joy Division (puis New Order) et autres Pet Shop Boys, Dave Gahan et sa petite tribue ont contribué à l'évolution d'un courant musical qui aujourd'hui en influence plus d'un. Voilà pour la genèse, le reste se trouve sur Wikipédia.

Sounds of The Universe, titre porté d'une énorme prétention lorsque l'on connaît la (grosse) baisse de régime qu'ont connu les anglais est un album et plébiscité par les fans et lynché par nombres de critiques peu dithyrambiques.

Dave Gahan (le beau, le classe, le charmeur), chanteur et disons-le, leader du groupe est avant tout pour connu pour ses prestations lives fantasques et délurées. C'était ma principale crainte après l'annonce d'annulations de plusieurs concerts de la tournée : trouver un DG croupi et peu enfiévré. Partir avec de mauvais apprioris a beaucoup de bon lorsque l'on ressort avec mille claques dans la face d'un Stade de France ambiancé comme jamais (oui, même après AC/DC !).

Je retiendrai avant tout les moments cultes, les morceaux qui ont fait le succès du trio (bien qu'Andrew Fletcher confirme encore plus son inutilité), d'Enjoy The Silence à Personal Jesus en passant Never Let Me Down Again précédent le premier rappel, la setlist était parfaite, le public était parfait, l'ambiance était parfaite, les décors et jeux de lumières, le stade. Et ce bref et conscis hommage rendu à MJ .. P e r f e c t. 

Setlist : 

In Chains  
Wrong  
Hole To Feed  
Walking In My Shoes  
It's No Good  
A Question Of Time  
Precious  
Fly On The Windscreen  
Little Soul  
Home  
Come Back  
Peace  
In Your Room  
I Feel You  
Policy Of Truth  
Enjoy The Silence  
Never Let Me Down Again  

Encore:


Stripped  
Master And Servant  
Strangelove  

Encore 2:


Personal Jesus  
Waiting For The Night

Depeche Mode - Enjoy The Silence (Live Stade de France Vid)

But don't let 'em say you ain't Beautiful

à l'adresse 02:45

Après le turbulent 3 A.M.,  le moins original mais drôle We Made You et le surprenant Crack A Bottle, Mr.Mathers a clipé la meilleure track (toujours un avis subjectif) de son dernier opus : Beautiful. Un sneak peek d'une minute trente six est disponible depuis aujourd'hui. 

À voir ICI

Des images sombres et lumineuses à la fois, rappellant Like Toy Soldiers et Lose Yourself - pour ne citer qu'eux - notamment dans les décors. Drapeau américain hissé.

L'innocence dans la tombe

mercredi 1 juillet 2009 à l'adresse 09:19
Les langues se délient. Presque une semaine après le décès de MJ, outre les affaires d'héritages et de garde de ses enfants, l'heure est aux aveux pour son principal détracteur. Les fans n'y ont jamais cru mais les médias et les haters ont jugés bon de croire en l'accusation portée contre lui pour pédophilie. Jordan Chandler, aujourd'hui la trentaine, est soudainement pris d'un sentiment de culpabilité : Michael ne l'a jamais touché. 

Lui et son père ont été à l'origine de la lourde et lente descente aux enfers du KOP, depuis 1993 et ces fameux 13 millions de dollars obtenus par le mensonge. 

« Mon père m’a obligé à dire des mensonges. Maintenant il est trop tard pour que Michael me pardonne. Il ne m’a rien fait, j’ai menti pour enrichir mon père. »

Entre colère et exaspération les fans ne savent plus sur quel pied danser. Michael quant à lui, va désormais retrouver  sa notoriété et le respect musical et humain qu'il inspire et qu'il mérite. Bien qu'un peu trop tard. 

> Source

Miroir miroir, dis-moi qui sont les plus beaux [Chronique Album : Ghinzu - Mirror Mirror (2009)]

à l'adresse 05:11

Le troisième album du plus imposant groupe belge est sorti en mars dernier. À l'occasion, j'avais rédigé une mini chronique d'album publiée précedemment sur mon ancien blog

Lorsqu'il y a quelques mois, j'apprenais le retour de Ghinzu, je n'arrivais pas vraiment à y croire. Il faut dire qu'entre les rumeurs de sorties et les désistements, il y avait de quoi perdre patience et lacher prise. Ou presque. Parce qu'après un album comme Blow, on se retrouve condamné. C'est tout bonnement impossible et on s'extasie à l'annonce d'une nouvelle sortie. Ce qui est désormais chose faîte. Mirror Mirror est enfin disponible, les fans (dont je fais partie) sont au rendez-vous et aucun site musical n'échappe à ce retour. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe, Ghinzu est un quintette qui nous vient de Belgique, terre promise du Rock européen. Il aura fallu quatre longues années et des tonnes d'heures passées en studio pour pouvoir apprécier comme il se doit ce troisième album novateur, différent et so G. Alors oui, certes, on peut regretter l'absence d'un "Blow²" ou encore d'un "Jet Sex²" mais John Stargasm, chanteur et leader du groupe nous a mis en garde : Mirror Mirror est une nouvelle expérience, pas une pale copie de leur second essai. 


J'ai écouté cet album partout, tout le temps, l'ai apprivoisé dans des situations diverses et variées, pour en arriver à la conclusion inévitable que oui, Ghinzu est un groupe de génie. Bien que l'on commence à connaître le cheminement habituel de leur tracks, c'est-à-dire "départ en douceur puis envolée explosive", je reste éblouïe par cette capacité à les trouver là où je ne les attendais pas. L'album s'ouvre sur deux bombes, deux hits en puissance "Cold Love" & "Take It Easy", toutes guitares sorties, refrains entêtants ("all is in your eyes"), la voix claire de Stargasm en est presque.. orgasmique. S'en suit une pause délicate, voire religieuse du nom de "Mother Allegra" de quoi reprendre son souffle avant de repartir de plus belle vers les aventures à la lame aguïsée (comprendra qui pourra) que le miroir voudra bien nous conter. "Mirror Mirror" ou le prémisse d'un enchantement, un mastodonte surpuissant capable de réduire en miette tout ce qui se trouve sur son passage et qui a la gentilesse de vous reconstituer mais avec une oreille en moins. LA grande surprise est très sûrement le titre "Je T'Attendrai", premier morceau du groupe dans la langue de Molière, l'accent Brassensien en ingrédient franchouillard. L'instrumentalisation étonne et le pire - ou le meilleur - c'est que ça colle parfaitement. Parfaitement parfait. Le psychédélisme de "Birds In My Head" est une relaxation ennivrante, l'amorce tout comme l'était "Mother Allegra" à un final qui se doit de tenir toutes les promesses déjà avouées au cours des 37 minutes. L'électro pêchu de "Kill The Surfers", véritable appel à la folie, au déchaînement, au vertige ravira les fans de l'époque Blow, probablement la prochaine vedette de la tournée des salles. Courte, efficace et convaincante. 
"Interstellar Orgy" n'a nullement besoin de commentaire. Elle se suffit à elle-même. Puis, lorsque le mot "orgy" est utilisé dans un titre, ça n'a que de bon présage (cf. The Amazing Sounds Of Orgy de Radiohead).



En bonus, je vous invite à écouter la perle de l'album pour moi, si je ne l'ai pas évoquée avant c'est qu'elle a une place à part : "To The End Of The World". 

De l'audace, des mélodies pimentées, des riffs effrenés, des drums agonisants, de la prétention, une avalanche de puissance. Les héros de l'année.


Today Is The Future - 1st Label

à l'adresse 04:39
Puisqu'il ne s'agit ici que de Musique, autant vous en proposer. Le concept n'est pas folichon et tend plus à la simplicité. Je vous invite donc, chaque semaine à télécharger à titre de promotion d'artistes, le son de la semaine, sélectionné sans réels critères. Les tracks seront disponibles en haut à droite de la page sous forme de liens megaupload, les mises à jours étant hebdomadaires, les liens ne seront d'actualité que durant 7 jours maximum. Néanmoins, je tiendrai l'historique au fur et à mesure des articles, si vous êtes en retard, n'hésitez pas à m'en faire la demande par commentaire ou mail. 

Pour l'inauguration de ce blog j'ai décidé de faire court : Abstrackt Keal Agram - Interlude 1

Abstrackt Keal Agram ou tout simplement AKA est un groupe d'Abstract Hip Hop français composé de deux membres, Tanguy Destable et Lionel Pierres. Ces garçons ont officiés ensemble jusqu'en 2006 et la dissolution du groupe, si les noms de Robert le Magnifique ou Psykick Lyrikah (dont je parlerai sous peu) vous sont familiés, vous aimerez ou vous aimez déjà leur fantasmagorique mélange entre Electro/Hip Hop et Noise. L'Interlude 1 est la 3e piste de leur album éponyme sorti en 2001 sous Monopsone. Cacophonie savante mélant drums & scratchs, à y tendre l'oreille, on pourrait penser à RJD2. Ce qui est davantage une qualité qu'un défaut.

'One, two, aaaw.'

Með suð í eyrum við spilum endalaust

mardi 30 juin 2009 à l'adresse 15:08

Je trouve ça tordu de se présenter au bout du 4e article, après avoir évoqué ô combien je déteste Radiohead, comme le décès brutal de Michael Jackson est une pillule dure à digérer et posté un article réchauffé à propos de 65daysofstatic déjà présenté dans mon ancien blog que personne ne connaît. Soit, j'ai décidé d'être tordue et personne ne s'en plaindra.

Pour les présentations d'usages, je repasserai, dans le fond, personne n'a réellement envie et encore moins la curiosité de connaître qui se cache derrière des sujets élaborés par-ci par-là. Je ne suis pas vieille, je ne suis pas si jeune, je ne suis ni riche, ni pauvre (j'ai quand même Internet !), ni belle, ni moche. Le maximum à savoir se résume uniquement à ce qui constitue depuis plus d'une décennie mon analgésique, mon leitmotiv, mon essence salvatrice. Oui, j'ai l'art de la déclaration , je trouve aussi. Peu importe, j'ai la prétention par ce énième blog - qui j'espère sera le dernier et pour longtemps - de vous faire partager mes états d'âme musicaux, qu'ils soient positifs ou négatifs, ahuris ou barbants. 

Et pour ne citer que lui : "Sans la musique, la vie serait une erreur." l'Ecce Homo. L'Homme. Nietzsche. 

Re-bonjour, re-bonsoir.

65 days of Propaganda

à l'adresse 05:25


Vous avez dit statique ? Je serai plutôt tentée de parler de dynamisme ardent. L'idéal serait pour moi de m'arrêter net dans ce qui semble être le prémisse d'un cours de vocabulaire blogien. L'électricité dont il s'agit nous vient tout droit de Sheffield (non, pas Maxwell de La Nounou d'Enfer - excusez mes références m'voyez), ville du nord de l'Angleterre. Les anglais sont fascinants, ils ont ce je ne sais quoi qui fait et souligne toute la différence. C'est le cas de ce quatuor animé qui porte le nom bienfaîteur de 65daysofstatic. Distingué dans "le milieu" comme l'un des groupes de Post-Rock le plus prometteur de ce début de siècle, les quatre compères s'exercent depuis 2001 à faire revivre des artistes comme Aphex Twin ou Mogwai par leur fraîcheur spontanée. Savants, ils mélangent les meilleurs ingrédients que l'on peut trouver tant dans le Post-Rock que dans l'électronica, ce qui a donné au fur de leurs trois albums un milshake étonnant qui aura su concquérir et les amateurs du genre et les plus refoulés. En perpetuelle évolution, cette formation de surdoués joue sur tous les fronts et c'est avec leur EP The Distant And Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties (à vos souhaits) que j'ai vite succombée à ce méli-mélo d'électro pêchu et perché, tout simplement hors-norme. Jusque là, je n'étais pas vraiment cliente de cette musicalité survoltée, bien qu'ayant déjà fait le tour de groupes tels que The Prodigy ou bien encore The Chemical Brothers en passant par Maxim. Mais, là, la claque était d'une violence rare, ce court EP de quatre titres a en lui tout ce que je recherchais à l'époque : de la frénésie, de l'excitation, des beats effrénés. Et c'est en me penchant sur la discographie complète de cette complexité mélodieuse que je découvre toute l'étendue sans réelle limite, sans réelle frontière de ces quatre gringalets qui dominent aujourd'hui dans mes charts musicaux. Les critiques n'ont qu'un seul mot à la bouche : masterpiece. Et ça se comprend ! Il suffit d'écouter chaque album, de savoir fouiller, tendre les deux oreilles et tenter de deceler toute la matière, la cohérence et les initiatives lynchées pour approuver. Nappes synthétiques, cataclysme binaire, versification électronique, autant de mots superflux pour un quartette remarquable.

> 65daysofstatic - Dance Parties 

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